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Manger, un acte sacré

Aujourd’hui, j’ai le désir de vous parler de l’acte de « manger ». J’espère qu’à travers ce petit texte vous verrez à quel point « Manger » est un acte sacré.
L’acte de « manger » peut s’organiser en diverses phases successives qui sont :
La mastication – l’ingestion – la digestion – l’assimilation.
Cette chaine ne pourrait exister sans que soit exprimée une Volonté. Concentrons-nous un petit instant sur cette succession de phases et ouvrons notre cœur pour comprendre, non pas intellectuellement mais d’une manière plus profonde, ce qui se passe pour l’aliment mastiqué. Vous vous apercevrez aisément que plus cet aliment avance dans le processus d’absorption du corps, plus il se dégrossit de ses aspérités – qui seront plus tard rejetées – plus il ne sera représenté que par son principe actif, son essence lors de la phase d’assimilation... celle qui se produit au plus profond de notre corps physique.
« Assimilation » : Le radical « SIMIL » signifie « à l’image de », le préfixe « A » quant à lui signifie « Soi ou en Soi ».
Lors de l’assimilation des nutriments nécessaires à notre survie, nous faisons donc Nôtres ce que nous mangeons. Nous pourrions même dire que ce qui est à l’Intérieur est à l’image de ce qui est à l’extérieur et ce qui est à l’extérieur est comme ce qui est à l’Intérieur... Cela ne vous rappelle-t’il pas un des principes qui régissent notre Univers tout entier ?
« Manger » : Le radical « MAN – » signifie « la main, la manne » associée à l’acte qui est toujours guidé par la Volonté de Faire Nôtre ce que nous mangeons. La Volonté est animée par la Pensée Juste qui engendrera a fortiori l’Action Juste. Ce n’est peut-être donc pas pour rien que la fourchette que nous utilisons dans les civilisations occidentales se trouve à notre gauche. La main gauche étant celle associée à notre cœur, celle associée à l’Amour.
Cette volonté, trop souvent inconsciente dans notre monde, est de transmettre l’Amour au fond de Soi. Lorsque cette volonté et cet acte se font en conscience, « MANGER » devient un acte spirituel.
Comment nourrit-on notre esprit ?
En lisant, en s’informant, en A-pprenant, (...), en se liant au Monde qui nous entoure dans le sens large du terme.
À l’image de l’aliment que nous mangeons, la volonté d’A-pprendre devrait être animée par l’Amour de nous-même. Grâce à cet Amour, nous saurions ce qui est bon pour notre évolution sur tous les plans à partir du moment que nous ayons eu le courage de descendre en nous et d’atteindre notre Temple Intérieur. C’est de cette manière que nous pouvons Savoir qui nous sommes réellement et même avoir la capacité de ressentir le chemin que nous devrions parcourir.
Dans cette configuration, nous saurions si tel ou tel aliment, information ou relation avec une personne nous « A-pportent » ce dont nous avons réellement besoin. Nous ne serions plus dans un consumérisme qui ne tend, au final, qu’à remplir sans conscience, le vide ancestral créé par le paradoxe que l’Homme a en lui, celui de la notion de Perfection. Nous en redonnerions alors un nouveau sens qui, cette fois-ci, s’axerait sur notre verticalité.
En prenant un peu plus de hauteur, je dirais même que l’Univers tout entier nous met en situation de test perpétuel en nous donnant, nous, Êtres Humains, à chaque instant, la possibilité de faire le choix, en Conscience, de ce qui est bon pour notre évolution. Tout ce qui doit arriver, arrivera au bon moment... et dans ce moment empreint de Justesse et de bienveillance, nous montrerons à l’Univers que nous sommes prêts à avancer sur notre parcours spirituel.
Dans notre communauté et lors de nos travaux d’une manière générale, notre nourriture est la Lumière Supérieure. Afin que notre groupe montre à l’Univers sa volonté, son désir d’A-pprendre, d’avancer, d’évoluer, afin que nous lui montrions que nous sommes prêts à recevoir le Sacré, il est important que toutes et tous soyons concentrés, en état de silence intérieur. C’est en se nourrissant de cette Lumière que nous recréons l’Univers en nous-mêmes. C’est en se nourrissant de ce pain que nous unissons l’Extérieur à notre Intérieur. Il n’y a plus de barrière entre nous et l’autre, il n’y a plus de barrière entre nous et le Mystère, il n’y a plus de barrière entre Nous et le reste de l’Univers. À ce moment bien précis, nous devenons le Tout et le Rien à la fois.
Je souhaiterais conclure ces quelques lignes par une citation de Moïse MAÏMONIDE, philosophe, théologien talmudiste et médecin du XIIe siècle considéré comme l’une des plus éminentes autorités rabbiniques du Moyen-Âge. Je cite : « Il est nécessaire de manger tranquillement entre amis ou en famille de sorte qu’à chaque instant nous éprouvions de la gratitude ».
 

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